© Carolle Benitah
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En 2018, à l’invitation du Photo Book Festival, je suis partie en Nouvelle-Zélande présenter mon travail au Té Papa Museum. C’était mon premier contact avec cette terre lointaine au bout du monde.  Pendant ma semaine de travail à l’université, j’ai été accueillie par une cérémonie Maorie, avec des mots de bienvenue et de paix destinés aux étrangers. Les échanges se terminaient par le frottement du nez entre chacun. Je voyageais seule dans une petite voiture rouge de location, avec le volant à droite et un sens de conduite inverse à mon habitude. Tout était à l’envers dans ce pays et ce changement de repères m’a fait voir le monde autrement. J’ai roulé dans des paysages à couper le souffle.

Lorsque j’ai fini de présenter mon travail, une jeune femme s’est approchée de moi pour me faire des compliments. Elle me demanda combien de temps je comptais rester sur l’île. Lui faisant part de mes projets, notamment celui d’aller de la ville d’Auckland à celle de Wellington en voiture, où elle habitait, elle me proposa de me la faire découvrir ainsi que ses environs. C’est ainsi que j’ai visité cette ville en compagnie d’une Française qui y habitait depuis 10 ans. J’ai eu la chance de découvrir la mythique plage où échouent les héros du film « La leçon de piano », de Jane Campion, un film qui m’a terriblement émue.  Ce jour- là, nous nous sommes baignées dans la mer de Tasmanie et dans l’océan Pacifique le plus vaste du globe terrestre.

Ensuite, j’ai inventé mon parcours au fur et à mesure de mes déplacements, ne sachant jamais ce que le destin allait me réserver. J’étais ouverte à la surprise, à l’incertitude à l’inattendu. En regardant la carte, j’imaginais un prochain stop à Rotorua, puis à Taupo et son immense lac Napier puis je me suis décidée d’aller à Masterston.  Plus tard j’ai voulu faire un séjour dans une » farm stay », stop obligatoire conseillé par madame l’Ambassadrice de France le soir du diner de bienvenue.

Susan, la propriétaire, s’occupait de son domaine seule et élevait des lamas. Elle cuisinait pour l’habitant de passage, préparait de délicieux mueslis qui ont déclenché une explosion de saveurs et de plaisir dans mon palais à chaque fois que je les ai goûtés. J’ai passé les deux derniers jours de mon séjour à Wellington remplis de nombreux rendez-vous avec les personnes croisées durant ma première semaine de travail.  Toutes avaient assisté à la master class et voulaient me revoir. C’était très chaleureux.

Même si j’ai passé beaucoup de temps seule pendant ce voyage, je me suis sentie entourée de gentillesse, de chaleur humaine. J’ai découvert des endroits fabuleux, une nature foisonnante et consolatrice, un rythme de vie ralenti, doux, des gens accueillants, merveilleux. Cette expérience vécue seule et loin de chez moi m’a fait grandir de l’intérieur. Je garde un souvenir ébloui de ce voyage.

Carolle Benitah

Carolle Benitah

# Carolle Benitah
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