© Daniela Busarello
© Daniela Busarello

« Ma peinture a jailli de la souffrance. Elle est une respiration … elle est devenue mon bonheur. » Daniela Busarello

Comment se passent tes journées aujourd’hui ?

Je consacre mes journées à la préparation de mon exposition “solo show”  qui aura lieu en septembre à la Galerie Mouvements Modernes. L’exposition présentera des œuvres inédites de peintures, dessins et sculptures ainsi qu’une édition limitée d’un livre-catalogue par Helena Ichbiah, de Ichetkar.

Quel dialogue as-tu avec ton travail ?

C’est un dialogue silencieux, en méditation écoutant de la musique. Avant de créer, je médite pendant deux heures, puis je mets de la musique pour laisser le temps à mon inspiration de jaillir. En ce moment j’écoute de la musique médiévale, elle me permet d’avancer dans mes dernières œuvres.  Je ne passe pas par des dessins préparatoires car je préfère peindre directement.

A 40 ans, dans quels domaines as-tu explosé ?

En me réveillant le matin de mon 40ème anniversaire, j’ai eu une révélation. Un sentiment de paix m’a envahie, j’ai décidé de réorienter ma vie. Je me suis sentie en paix avec moi -même. Architecte à Curitiba, au Brésil, je ne respirai plus. J’étouffais. Vers la trentaine, j’ai eu besoin de conquérir le monde, de faire face à de nouveaux défis. J’ai choisi de tout quitter pour m’installer à Paris, ma ville préférée, de développer mon envie de créer. Inscrite aux Beaux-Arts, j’ai rencontré la peinture à l’huile. Des dessins, et de la sculpture ont suivi.

Quelle est ta plus grande joie dans la vie et dans ton travail ?

Ma vie et mon travail ne font qu’un. J’ai enfin découvert un langage, mon langage. Il peut déranger ou plaire… peu importe. Il exprime ma curiosité. Lorsque mon travail émeut, je suis contente, c’est un prolongement de moi-même, comme si mon âme sortait de ma main et s’étalait sur mes créations, sans limites.

Que ressens-tu au fond de ton âme ?

Je ressens une immense joie !

J’aime le travail de la peinture faite à la main. Transposer les mouvements de mon corps par les bras et la spatule me plait infiniment. Les couleurs, les différents mouvements de ma main, sont pour moi comme une danse avec la spatule et la toile nue. C’est merveilleux. 

Quels sont tes projets ?

Déménager.

J’habite un appartement merveilleux, tout petit qui ne me permet pas d’exposer mes œuvres comme je le souhaite. J’ai besoin de plus d’espaces. Mon travail est beau en grand format. J’aimerais déménager dans un plus grand atelier.
Créer.
Mes projets en cours : je travaille sur un dossier de résidences-recherche, des commandes privées, un projet pour une fondation d’entreprise et des projets à quatre mains.

Quels mots te font rêver ?

Impossible ! La générosité ! La mer ! L’exubérance ! La bière !

En quelques mots explique moi ce que tu as ressenti pendant le Coronavirus ?

D’un côté, je vois un monde en « construction », plus solidaire et créatif. D’autre part je perçois un monde fragile en destruction …mais avec de l’espoir. Cela me semble très étrange.

Que veux-tu faire à la fin de l’année ?

Je prépare mon premier solo show “VIDA”, qui se tiendra du 10 au 19 septembre à la Galerie Mouvements Modernes.

Pamela de Monbrison

Daniela Busarello

Artiste plasticienne

db@danielabusarello.com
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