© Roland Beaufre
© Roland Beaufre
© Roland Beaufre
© Roland Beaufre
© Roland Beaufre
© Roland Beaufre
© Roland Beaufre
© Roland Beaufre
© Roland Beaufre
© Roland Beaufre
© Roland Beaufre
© Roland Beaufre

 

Fous de nature, fous de paysage, fous de tout ce qu’ils font, Eric Ossart et Arnaud Maurières

après avoir vécu une magnifique aventure au Maroc, ont retrouvé une de leurs amie en 2009 sur l’altiplano mexicain. Ce voyage leur a donné l’occasion de voir et comprendre l’architecte Barragan qu’ils admirent depuis toujours. Ils sont aussi partis rechercher des boutures, des plantes et des nouvelles graines pour finalement choisir de vivre à San Miguel de Allende. Difficiles, exigeants, perfectionnistes ils voulaient le lieu rare, le seul, le plus beau, pas n’importe lequel ! un lieu envoûtant, sculptural, comme me dit Arnaud Maurieres

« Nous avons enfin trouvé, un paysage spectaculaire, un vaste massif rocheux en pleine nature sauvage. Nous voulions vivre dans le désert, dans une zone aride où tout restait à imaginer, à faire à créer.  Nous avons arpenté le paysage, pendant des jours et des nuits et enfin ce paysage toute beauté est apparu, comme tombé du ciel. Celui dont nous rêvions.  Nous avons acheté le terrain de cinq hectares à un ranchero mexicain, avons fait appel à un géomètre et l’aventure a commencé. Sur ce terrain poussent de bons cactus, au goût de myrtilles, les Garambullos, nom que nous avons donné à la maison ».

Les deux paysagistes, Eric Ossart et Arnaud Maurieres, ont apprivoisé le paysage, l’ont aimé en été comme en hiver. Ils ont géré le froid, géré la température indomptable de l’hiver. Celle-ci varie de – 5 la nuit à 25 à l’ombre. Ils ont introduit des plantes des régions limitrophes de San Miguel, car il est impossible de travailler ou planter quoi que ce soit d’autre que des plantes locales. Lorsqu’il pleut, il n’y a plus de fleurs. Garambullos, leur maison, se trouve sur de hauts plateaux, à 2.000 mètres d’altitude. Au début de l’automne, après les pluies, les champs sont couverts de fleurs. A partir du mois de novembre le paysage se transforme, deviens aride, les cactus et les agaves soulignent de vert le paysage. En hiver il ne pleut pas, le soleil brille mais les nuits sont froides. Au printemps les jours rallongent, les températures augmentent, les cactus fleurissent. La fin du printemps est la période la plus difficile. Chaude, sèche.  Les deux pépiniéristes attendent les pluies de l’été    Mais quelle importance accorder à ces variations de température, de sécheresse ou de pluie, si, face à ce paysage ensorcelant, entourés d’amis venus des quatre coins du monde, ils se retrouvent, allongés sur des nattes, des verres à la main entrain de rêver ?

Face à la montagne embrumée ils sont tous dans un autre monde !

Pamela de Monbrison

Roland Beaufre

www.roland-beaufre.book.fr
Leave a reply