© Roland Beaufre
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Elégante femme tunisienne,  Zou Lévy Despas, cultivée, curieuse de tout est devenue une reine de Paris, amie des plus belles. Par son goût  inimitable et son talent, elle a donné  à sa  maison de Sidi Bou Said, une âme  remplie de mystère.

Disparue en 2010, à l’âge de 80 ans, Zeineb Lévy Despas adorait l’art,  les artistes, les écrivains l’opéra. Son mari,  le collectionneur André Lévy Despas, collectionnait les œuvres des plus grands peintres tels que  Bonnard, Vuillard, Pissaro. Pour leur maison de Sidi Bou Saïd, construite sur une falaise  dominant Carthage et la baie de Tunis, cet esthète  connu de tous offrait chaque année  à sa femme de magnifiques antiquités romaines, pièces emblématiques de leur maison de style tunisien.

Très attachée à la  tradition tunisienne, madame Lévy Despas recevait  dans sa maison d’été,

à la féminité orientale, ses amis  dans une ambiance raffinée. Construite dans les années 70, en une suite de petites maisons indépendantes, en dehors du village ancien de Sidi Bou  Saïd ,  chaque pièce a été décorée comme si « Elle » y habitait  toute l’année.

Cette maîtresse femme, avait un goût incontesté pour la mode, pour Yves Saint Laurent, qu’elle aimait tant,  pour l’art de recevoir qu’elle inventait, créant des ambiances qu’elle  aimait et renouvelait à l’infini.  Lorsqu’elle n’était pas dans sa maison  tunisienne, tout fonctionnait comme si elle  était là. Sa présence imaginaire semblait guider  le personnel dans  tout ce qu’il faisait. Chaque jour, le maître d’hôtel cueillait les roses du jardin,  les branches de jasmin, les disposait  avec goût  dans des vases en céramique accompagnées de pâtisseries orientales.

Les draps blancs qu’elle chérissait , étaient  changés et repassés  tous les jours. Constamment à la recherche de pièces historiques, d’objets rares,  Zou Lévy Despas découvrait des trésors  chez des antiquaires de la région et en Europe. De magnifiques carrelages tunisiens de style ottomans du 18ème siècle recouvrent en partie les murs. De pièce en pièce on  admire  des collections de boîtes anciennes, des  tissus tunisiens, des livres  superbement reliés,  une collection d’opalines.  Dans la bibliothèque un imposant  bureau en bois sombre dans un pur style colonial 1930 semble l’attendre. Sa chambre à coucher d’une totale féminité  renferme un lit en alcôve encadré d’étoffes, nous transportant dans l’atmosphère des Mille et une Nuits.

Ces Contes, les contes de Zou Lévy Despas, parfumés  de rose, de jasmin,  nous racontent les mystères de l’Orient  à l’infini.

Pamela de Monbrison

Roland Beaufre

www.roland-beaufre.book.fr
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