Un après-midi d’été un ami photographe américain m’a donné rendez-vous au Select, célèbre brasserie à Montparnasse. Le soleil brillait sur le trottoir. Photographe depuis de longues années, Roger Salloch voulait me présenter une amie artiste brésilienne. Cela me plaisait, car je suis brésilienne, née à Rio de Janeiro.

Son amie est arrivée, nonchalante, rêveuse, avec une bonne demi-heure de retard. Elle portait une longue robe fleurie, un peu bohème, plutôt transparente, laissant deviner de très belles jambes. Distraite, à la fois présente elle me salua, à la brésilienne, m’embrassant chaleureusement et se présenta.

« Je suis Renata Siqueira Bueno  »

Dans ses bras, elle tenait un paquet emballé dans un papier kraft, joliment ficelé. En posant le paquet sur la table, elle renversa un verre de vin. Je l’attrapais rapidement et demandais à Renata si je pouvais l’ouvrir. En l’ouvrant, j’ai vu un cœur, des mains l’entouraient, cette photo d’un cœur était très étrange. Un cœur ensanglanté, religieux, presque un « ex-voto » Mon cœur s’est mis à battre violemment. Il s’est emballé. Ce cœur mort est devenu vivant.

A cet instant j’ai décidé de travailler avec l’artiste et photographe Renata Siquiera Bueno.

Plus tard elle m’a raconté :
« Loin des voix académiques, j’ai suivi un parcours indépendant de photographe, enrichi par des expériences artistiques variées : J’ai créé des décors et des costumes pour le théâtre ,pour le cinéma, au Brésil, à Paris et au Portugal. »

Pamela de Monbrison

Renata Siqueira Bueno

@renatasiqueirabueno
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